Le mercredi de Coralie: Colette

À Paris la mode a toujours fait figure d’institution… mais depuis 1997, grâce à Colette, les influences de la ville se sont diversifiées. La boutique incontournable de la capitale de la mode a bouleversé la vision conventionnelle des français à ce sujet et a ouvert le microcosme de ceux qui y travaillent à des idées atypiques plus ambitieuses, ce qui a ensuite permis aux créatifs parisiens d’asseoir lentement mais sûrement leur réputation dans le domaine du graphisme, de la musique et de l’art. Colette, déjà souvent évoquée dans ce blog, est née de l’association de deux femmes, d’une mère et sa fille, Colette Rousseaux et Sarah Lerfel…

Loin d’avoir une idée préconçue au départ, elles se sont laissées séduire par la configuration de l’espace qui s’offrait à elles, au numéro 213 de la rue St Honoré. Les différents niveaux, la position d’angle, les dimensions, les volumes… leur ont donné envie de créer un lieu insolite, un endroit différent où pourraient se rencontrer voir se télescoper new fooding, mode, design et beauté. Colette était née ! Aujourd’hui, Colette a quatorze ans, sa popularité est planétaire et son sens aigu à détecter les prochaines tendances n’est plus à prouver. Mot d’ordre : mettre en avant la création au sens large.

Ce qui emmène nos deux acolytes aux quatre coins du monde dans des pays tels que les USA, l’Angleterre ou le Japon dont elles s’inspirent continuellement, y dénichant les tendances de demain et les designers qui montent. Bref, elles y respirent l’air du temps. Car c’est bien cela Colette : un condensé de l’air du temps. Ce que la majeur partie des mortels n’a pas encore remarqué ou senti est déjà en édition limité dans la boutique de la rue St Honoré. Infatigables, mues par une véritable boulimie de nouveauté, elles parviennent à maintenir Colette au top du trendsetting, au summum de la « branchitude ». Leur espace est unique et compte bien le rester, les deux femmes jouant la carte de l’intégrité et refusant que Colette se démultiplie, les propositions les plus alléchantes n’y faisant rien. Seule concession: un site Colette de e-commerce. L’espace s’étend sur 700m2 et est divisé en plusieurs niveaux : le rez-de-chaussée est consacré à un large éventail de livres concernant le design, le graphisme, la mode nipponne, une sélection de gadgets venus de toutes les parties du globe mais introuvables ailleurs, allant du carambar à la barbe à papa au dernier appareil photo high-tech de Kodak, à la beauté et au sportwear, les mezzanines accueillent des expos temporaires d’artistes en vogue. Sur ce même étage, les accros de dernières nouveautés en terme d’accessoires seront aux anges : on y présente les dernières baskets trendy, des rééditions d’Adidas vintage ou encore des Nike Dunk aux couleurs flashy ou des escarpins exclusivement dessinés pour la maison… Au premier étage se trouve le paradis du monde de la femme. Une mode internationale autant avant-gardiste qu’exclusive est exposée avec entre autres Alexander Mc Queen, Chloé, Balmain, Céline, Comme des Garçons, Diane von Furstenberg, Emilio Pucci, Jil Sander, Lucien Pellat-Finet, Marni, Matthew Williamson, Raf Simons, Véronique Branquinho, Jeremy Scott, Niels Klavers, Blaak…

Au sous sol, c’est le fameux bar à eaux. Qui eut cru que boire de l’eau serait un jour le must du luxe ? Dans cet espace insolite et terriblement branché, on peut déguster une cuisine minimaliste mais de qualité : le pain vient de chez Poujauran, les glaces de Toraya ou Ladurée. Les eaux Volvic ou Vittel – y cotoient des nectars bien plus raffinés: la Rosée de la Reine, la Spa Reine de Belgique, l’Alpenrose des Alpes suisses, la Acqua della Madonna de la sainte Italie, la Theadora Quelle de Hongrie et bien sûr, autant d’eaux gazeuses rares en provenance du Portugal, de Slovénie, des montagnes galloises ou de celles d’Espagne. Aujourd’hui, la réputation de Colette est telle que les créateurs, les designers et même les plus grandes marques n’hésitent pas à se servir du magasin comme d’un média branché pour lancer leurs produits en exclusivité et créer le buzz… Un magasin devenu une véritable institution.        – Coralie B.

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